Au printemps 2025, la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) a fermé ses magasins après plus de 350 ans d’existence. Les peuples autochtones ont été essentiels pour ses activités de traite des fourrures et en ont subi des répercussions durables. Au fil du temps, la CBH est passée des postes de traite aux grands magasins, puis s’est transformée en un acteur immobilier axé sur la reconversion d’actifs urbains de choix.
En 2023, la CBH a cédé son immeuble emblématique au centre-ville de Winnipeg à la Southern Chiefs Organization (SCO), qui représente 32 Premières Nations anichinabées et dakota, dans une démarche de réconciliation économique et sociale. La SCO s’est engagée à transformer cet immeuble patrimonial en un projet à usage mixte appelé Wehwehneh Bahgahkinahgohn, qui signifie « c’est visible ». Le bâtiment fait l’objet d’importants travaux de rénovation visant à convertir l’ancien espace commercial en logements abordables et résidences-services, espaces culturels et bureaux commerciaux pour favoriser l’entrepreneuriat au sein des Premières Nations.
PCL s’est associée à la SCO pour réaliser ce projet transformateur au cœur de Winnipeg. Représentant plus de 87 000 résidents et résidentes du sud du Manitoba, la SCO contribue à créer des emplois à long terme pour les Premières Nations.
« Wehwehneh Bahgahkinahgohn est un symbole vivant de réconciliation et de renouveau pour nos Nations, a déclaré le grand chef de la SCO, Jerry Daniels. En travaillant aux côtés de partenaires comme PCL, nous restaurons un édifice historique du centre-ville de Winnipeg. Nous créons des possibilités qui célèbrent notre passé, renforcent notre culture et bâtissent un avenir économique plus prometteur pour les générations à venir. »
Le surintendant Dan Fontaine de PCL est l’une des personnes qui contribuent à donner vie au projet. Membre de la Première Nation de Sagkeeng, au nord de Winnipeg, Fontaine travaillait à Edmonton lorsqu’il a appris l’existence de ce projet historique au centre-ville de Winnipeg. Désireux d’y participer, il a demandé une mutation. Des liens avec le passé et une vision d’avenir ont attiré Dan vers Wehwehneh Bahgahkinahgohn : pour ce père de trois jeunes filles et fils d’un survivant des pensionnats autochtones, ce projet revêt une importance personnelle.
« Je veux laisser un héritage durable et visible, explique Dan. Ce sera un endroit que mes filles seront fières de visiter – un lieu dont la communauté autochtone pourra aussi être fière et où nous pourrons nous rassembler. »
La reconversion est une entreprise colossale. Le bâtiment centenaire est classé patrimonial et certains de ses éléments – notamment le plancher de bois franc, les structures de fenêtres, les cages d’escalier, les portes et la pierre de Tyndall extérieure – sont protégés. Les équipes de PCL doivent respecter des protocoles rigoureux pour préserver les caractéristiques patrimoniales. « C’est un niveau de complexité que je n’avais jamais vu auparavant sur un projet », ajoute Dan.
Le partenaire spécialisé de PCL a réalisé la démolition initiale, retirant huit millions de kilos de débris du bâtiment. Les équipes de PCL ont réalisé elles-mêmes la démolition du béton structurel de l’atrium et ont, à ce jour, retiré 3,8 millions de kilos supplémentaires de béton de l’atrium, détournés des sites d’enfouissement pour être réutilisés dans de futurs projets de construction.
Selon Dan, 77 % de la main-d’œuvre est autochtone.
« C’est une leçon d’humilité de voir autant de Premières Nations représentées sur ce projet. Voir la prochaine génération d’ouvriers autochtones s’épanouir sur ce chantier signifie énormément pour moi. »
L’édifice de 6 étages, d’une superficie de 60 850 mètres carrés, devrait être achevé en 2028.
PCL s’est associée à plusieurs Premières Nations partout au Canada, notamment la Première Nation de Long Plain et les Premières Nations Matawa. En 2023, PCL et les Premières Nations signataires du Traité no 1 ont franchi une étape historique en signant un protocole d’entente en vue de créer un partenariat qui contribue à faire avancer la vision de la Treaty One Development Corporation (T1DC). Ce partenariat soutient le développement organisationnel et le renforcement des capacités de la Treaty One Construction Company dans le cadre d’une série de projets d’infrastructure sur un ancien site militaire à Winnipeg, aujourd’hui connu sous le nom de Naawi-Oodena – qui signifie « centre du cœur et de la communauté » en anishinaabemowin. Cette entente appuie l’un des plus grands projets de développement économique dirigés par des Premières Nations au Canada.
« Nous sommes fiers de soutenir des projets dirigés par des Autochtones et des solutions autochtones en matière de développement économique, affirme Josh Girman, directeur des relations autochtones de PCL. Notre objectif est d’aider les communautés à concrétiser leur vision et de faire notre part comme bâtisseurs pour optimiser les retombées économiques autochtones. »
« Grâce à ce partenariat, notre équipe et les membres de la communauté acquièrent les compétences et l’expérience nécessaires pour poursuivre de futurs projets, explique le chef E. J. Fontaine, président de la Treaty One Development Corporation. Cet apprentissage est tout aussi précieux que les bâtiments que nous construisons à Naawi-Oodena. »
L’expertise de PCL en gestion de construction s’est révélée déterminante pour soutenir la T1DC dans ce projet phare réalisé selon un modèle de gestion de construction à risque. Oodena Gas & Convenience est la première entreprise à s’établir sur les 44 hectares appartenant aux 7 Premières Nations signataires du Traité no 1. Agissant à titre d’entrepreneur général, la division Projets spéciaux de PCL, qui offre des services de petit entrepreneur pour une exécution efficace et rentable de projets de moins de 15 millions de dollars, a fourni des services-conseils de premier plan à la T1DC, qui traversait son premier cycle de construction complet. PCL a aidé la société à effectuer les examens conceptuels et contractuels et à mettre sur pied un service d’obtention de permis.
Le chargé de projet de PCL Kyle McLeod a joué un rôle crucial dans la réalisation du tout premier projet pour le client. Avant de se joindre au projet de station d’essence de Naawi-Oodena, il a travaillé étroitement avec la Première Nation de Long Plain pour construire le premier hôtel dans une réserve urbaine de Winnipeg – l’hôtel Wyndham Garden Winnipeg Airport (Odé Aki).
« Je suis très fier d’aider nos partenaires autochtones à mettre en œuvre ces projets, dit Kyle. On peut constater à quel point ils sont importants pour toutes les personnes impliquées. »
PCL investit beaucoup dans le perfectionnement professionnel de ses équipes, et les partenariats comme celui avec Treaty One lui permettent d’offrir du mentorat et des occasions d’apprentissage à des personnes à l’externe.
Sur le projet Naawi-Oodena, Kyle a agi comme mentor auprès de Will Richards, chargé de projet de la T1DC et membre de la Nation crie d’Opaskwayak. Will, qui a étudié en administration des affaires, a bénéficié d’une expérience de première main précieuse en exerçant diverses fonctions de gestion de chantier sous la supervision de Kyle. « En plus de m’aider à grandir professionnellement, ce mentorat m’a aussi montré la valeur d’un bon leadership », souligne Will.
Un an et demi après le début du projet, Will a été embauché par PCL. Il travaille maintenant aux côtés de son mentor sur le deuxième projet de Naawi-Oodena – un espace commercial de 1300 mètres carrés.
Dans de nombreuses cultures autochtones, la roue de médecine est un cercle sacré symbolisant l’interdépendance de toute vie. Souvent utilisée à des fins cérémonielles, la roue de médecine était à l’origine construite à l’aide de pierres disposées en cercle, avec des rayons s’étendant vers l’extérieur. Ces cercles sacrés n’étaient pas seulement des structures physiques : ils servaient aussi d’outils spirituels, éducatifs et médicinaux importants.
Le symbolisme de la roue de médecine varie selon l’origine culturelle et la tradition de chaque communauté autochtone. Parmi ses éléments clés figurent quatre quadrants symbolisant des directions, des couleurs, des éléments, des animaux et des énergies spirituelles, tandis que le centre de la roue représente le soi, l’esprit ou le Créateur. Ce cercle emblématique est également au cœur du nouveau Centre de mieux-être autochtone de l’Hôpital St. Michael’s à Toronto.
Le nouveau Centre de mieux-être autochtone – un espace de 60 mètres carrés comprenant un grand cercle cérémoniel, un système de ventilation adapté aux cérémonies de purification par la fumée et une atmosphère chaleureuse pour les visiteurs – est l’une des initiatives rendues possibles grâce à un don de 11 millions de dollars de la Krawczyk Family Foundation à la St. Michael’s and Providence Foundation. Ce montant contribue également à d’autres projets visant à s’attaquer aux inégalités profondément ancrées que vivent les communautés autochtones.
Construit par PCL, en partenariat avec Unity Health Toronto et son équipe de santé autochtone, le Centre de mieux-être autochtone vise à faciliter l’accès aux soins de santé pour les Autochtones et à leur offrir des traitements traditionnels et des soins culturellement sécuritaires, venant complémenter les pratiques médicales occidentales.
En étroite collaboration avec l’équipe de santé autochtone de Unity Health Toronto, la division Projets spéciaux de PCL a procédé à l’installation de la roue de médecine selon des spécifications culturelles précises. Après avoir posé un revêtement de sol en vinyle résistant dans tout l’espace, l’équipe a assemblé le cercle cérémoniel au sol en coordonnant les couleurs des quadrants et les dalles de plafond au-dessus du cercle et en orientant le quadrant blanc de la roue face au nord.
Au-dessus du cercle cérémoniel, l’équipe a installé un plafond décoratif en feutre évoquant une carapace de tortue. Dans plusieurs cultures autochtones, la tortue est un animal sacré qui symbolise la terre ou encore la guérison, la spiritualité, la longévité et la vie. Un anneau lumineux à DEL a été installé autour de la carapace pour éclairer la roue.
L’équipe de PCL a muni l’espace d’un système de ventilation spécial, incluant des grilles d’extraction d’air à l’entrée pour permettre la tenue de cérémonies de purification par la fumée. Il s’agit d’une pratique spirituelle observée par différents peuples autochtones pour purifier des espaces, des objets et des personnes et qui consiste à brûler l’un des quatre remèdes sacrés traditionnels : la sauge, le cèdre, le foin d’odeur et le tabac, dans l’espace cérémoniel. La zone au-dessus du plafond suspendu a servi pour installer un nouveau réseau de gaines, qui ont été prolongées jusqu’à un mur extérieur pour assurer une ventilation adéquate.
Le Centre de mieux-être est aussi doté d’une cuisine et d’un espace d’exposition d’art autochtone et offre un lieu pour la formation du personnel et la tenue d’événements culturels, cérémoniels et communautaires.
En travaillant aux côtés de ses partenaires autochtones, PCL s’efforce d’apprendre et de s’adapter à leurs besoins, en bâtissant des relations à long terme avec les communautés et les organisations autochtones grâce au dialogue et à l’implication.
Ces partenariats nous aident à créer des milieux de travail inclusifs et diversifiés qui reflètent les collectivités dans lesquelles nous vivons et travaillons, autant dans nos bureaux que sur nos chantiers. Nous avons structuré nos programmes d’emploi en fonction des trois volets suivants :
- Création de possibilités d’emploi pour les personnes autochtones;
- Promotion d’occasions d’affaires pour les entreprises autochtones;
- Production de résultats durables pour les communautés autochtones grâce à des programmes de formation et de mentorat.
- PCL est membre de plusieurs associations d’affaires autochtones, dont le Conseil canadien pour le commerce autochtone, la Northeastern Alberta Aboriginal Business Association et le Centre canadien pour la diversité et l’inclusion.
En Ontario, PCL s’est associée au Collège Algonquin dans le cadre du programme DARE6 afin d’élaborer des formations sur les questions autochtones ciblant l’industrie de la construction. En Alberta, Melloy Industrial Services, membre de la famille d’entreprises de PCL, a établi un partenariat stratégique avec le Willow Lake Métis Group pour soutenir les projets de maintenance, d’investissement et de remise en œuvre sur le territoire traditionnel de la Willow Lake Métis Nation. Ce partenariat contribue au développement régional et génère des retombées économiques importantes pour la communauté, reflétant l’engagement de PCL envers l’implication autochtone et la croissance axée sur la collectivité.
« Dans notre industrie, les relations autochtones consistent à favoriser la compréhension et à bâtir ensemble un avenir où les communautés autochtones peuvent s’impliquer à chaque étape du processus de construction, conclut Josh. Aider les communautés à atteindre l’indépendance économique et à créer leurs propres infrastructures, c’est ce qui pousse PCL à être un catalyseur de changement. »